Zealandia

21 septembre 2019

21 septembre 2019 : Zealandia

Chers familles et amis,

Bientôt Noël d’une année impaire : voici venu le temps de nous échapper pour un nouveau – et dernier ? - voyage au long cours ! Ce sera cette fois-ci un Tour du monde des amis lointains : Inde, Australie, Nouvelle-Zélande, Nouvelle Calédonie, Tahiti, USA.

Notre idée de départ était d’aller visiter le 8ème continent, immergé par 1000m de fond dans le Pacifique à l’est de l’Australie, mis en évidence en 1995 sous le nom de Zealandia, et dont seules deux pointes émergent hors de l’océan : la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle Calédonie. Et puis nous nous sommes dit que, une fois rendus aux antipodes, rentrer par l’ouest ou par l’est était indifférent, et quelques étapes se sont rajoutées faisant de ce voyage en Zealandia un véritable Tour du monde des amis lointains.

Bien sur, nous sommes conscients de l’énorme empreinte écologique, et en particulier empreinte carbone, que ce voyage allait laisser : près de 20 tonnes de CO2 pour nous deux, soit plus de 4 ans de notre utilisation ‘normale’ de voiture… Et nous avons donc compensé en payant une ‘taxe carbone’ à une organisation écologique indépendante, en l’occurrence Good Planet de Yann Arthus-Bertrand. Il n’empêche que, compensée ou pas, l’empreinte demeure…

Mais nous nous sommes finalement dit que, compte tenu des années qui s’accumulent, ce voyage au long cours serait sans doute le dernier, et nous avons maintenu notre décision avec un départ de Tarbes le 1er décembre 2019 et un retour à la maison le 31 janvier 2020,  soit deux mois d’absence.

Zealandia (plan) 1

Alors Joyeux Noël et Bonne Année à tous ! Et rendez-vous en février prochain…

Bernard et Sue

PS : Bien sur il y aura un blog spécial : Zealandia, à consulter à vos moments perdus… ou pas !

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05 novembre 2019

Quel monde ce Pacifique !

Dans cette région du monde la toponymie est fortement marquée par l'histoire :

- 'Découvert' par Magellan en 1520 et nommé par lui, l'Océan Pacifique mettra deux siècles à se faire vraiment connaître ; d'abord 'écumé' par les Ibériques, espagnols comme portugais, il faut attendre les Hollandais au 17ème siècle pour que Abel Tasman réalise le tour de l'Australie en 1652-54, mais... sans s'en rendre compte ! Il nommera quand même la Nouvelle Zélande, mais ce sont d'autres navigateurs hollandais qui avaient nommé la Nouvelle Hollande (Australie) ; quant à la Tasmanie, lui-même l'avait nommée Van Diemenslandt, avant que d'autres la renomment d'après lui (fin XVIIème)...

Le XVIIIe siècle fut ensuite celui des grands explorateurs anglais et français : Bougainville en 1766-69 qui ne fit guère d’explorations mais ramena le tahitien Aoutourou en France ; Marc Joseph Marion-Dufresne en 1770 partit pour raccompagner Aoutourou chez lui mais celui-ci mourut dans l’Océan Indien et l’explorateur français finit dévoré en Nouvelle Zélande. Les deux géants du Pacifique furent James Cook qui accomplit trois voyages dans le Pacifique, le premier (1768-1771) de reconnaissance et de cartographie précise (prenant aussi possession de la Nouvelle Galles du Sud au nom de la couronne britannique), le second pour trouver le continent Antarctique qu’il ne vit pas (1772-1775), et le troisième pour chercher le passage du Nord Ouest (1776-1779) ; lui aussi finit victime d’une méprise culturelle et religieuse aux iles Hawaï. Enfin La Pérouse fut chargé par le roi Louis XVI épris des choses de la mer, d’aller faire du négoce et de combler les « blancs » de Cook ; il meurt à Vanikoro dans les passes de l’ile un jour de typhon (1785-1788). Avec ces deux navigateurs morts dans le Pacifique s’achève la découverte qui ne fut en aucun cas une conquête mais une véritable prise de conscience des dimensions du monde, des différences culturelles et sociales ; une véritable aventure s’était jouée dans le plus grand Océan de la planète Terre.

- Quant à la Nouvelle Calédonie, c'est Cook, dont le père était écossais, qui lui donnera ce nom d'origine écossaise (caled = dur) ; ce qui permet, au passage, de rappeler que les Scots étaient des celtes originaires... d'Irlande ! Le 'caillou' sera proclamé possession française en 1853, mais servira longtemps de simple bagne, jusqu'à la découverte du nickel (1878)... Les Anglais ne sont donc pas restés très longtemps, mais tout de même suffisamment pour qu'aujourd'hui on compte plus de 60 équipes de... cricket féminin !

- En matière de peuplement 'allogène', celui de la Nouvelle Zélande et celui de la Nouvelle Calédonie sont assez différents. Si les aborigènes d'Australie sont arrivés il y a 40 000 ans directement d'Asie du Sud-Est, les maori de Nouvelle Zélande sont d'origine polynésienne (évidente dans les morphologies et les langages très similaires) et ne sont arrivés qu'il y a environ 1000 ans ! Par la suite, et au contraire de l'Australie longtemps restreinte au seul rôle de bagne (transportation de 160 000 convicts de 1787 à 1857), la Nouvelle Zélande a du attendre le milieu du 19ème siècle pour devenir terre de colonisation pour les émigrés écossais (majoritaires) et irlandais (minoritaires) désireux d'échapper aux malheurs des campagnes de chez eux... La Nouvelle Calédonie, elle, sera, comme l'Australie, un bagne important pour les condamnés français, jusqu'à ce que Cayenne en Guyane prenne le relais fin 19ème.

File:Carte synthétiques des migrations en Océanie.jpg

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20 novembre 2019

Plus qu'une semaine...

Dans pile une semaine nous serons partis ! Le moment, donc, de faire le point sur les préparatifs...

RESERVATIONS

Contrairement à tous nos voyages précédents, TOUT a été réservé à l'avance, ou peu s'en faut:

  • 12 trajets en avion : Tarbes-Paris (Air France, 01/12/19), Paris-Dubaï (Emirates, 02/12/19), Dubaï-Delhi (Air Arabia, 04/12/19), Delhi-Cairns (Singapore Airlines, 07 et 08/12/19), Brisbane-Auckland (Qantas, 16/12/19), Christchurch-Auckland (Air New Zealand, 07/01/20), Auckland-Nouméa (Air New Zealand, 08/01/20), Nouméa-Papeete (Air Calin, 11/01/20), Papeete-Portland (Qantas+Alaska, 15 et 16/01/20), Portland-Portland (American Air Lines, 20/01/20), Boston-Paris (Norwegian, 25/01/20), et Paris-Tarbes (Air France, 27/01/20) ;
  • 3 voitures de location : Cairns-Brisbane (Sixt, 08-16/12/19), Auckland-Christchurch (Budget, 19/12/19-07/01/20), et Nouméa-Nouméa (Sixt, 08-11/01/20)
  • 1 ferry : Wellington-Picton (InterIslander, 23/12/19), entre les deux iles de Nouvelle-Zélande
  • 9 nuits d'hôtel : DubaÏ (Citymax Hotel, 02-04/12/19), Cairns (YAL Cairns Motel, 07/12/19), Auckland (Waldorf Tetra Apartment, 16-19/12/19), Wellington (Ibis, 22/12/19), Auckland (Airport Kiwi Motel, 07/01/20) et Nouméa (Nouvata, 08/01/20) ; rien en revanche pendant les 3 semaines de vadrouille en New-Zealand, où nous bourlinguerons entre les bungalows de camping, les B&Bs et deux adresses amies ; et rien non plus pour les autres escales puisque nous avons la grande chance d'avoir de bons amis qui nous hébergeront à Delhi, Tahiti et aux USA !

AUTRES FORMALITES

  • visas : E-visas pour l'Inde (Electronic Tourism Authorisations, ou ETAs, demandés et obtenus en ligne mais auprès d'une agence au lieu de directement auprès du Government of India, et en payant finalement... deux fois plus cher !), E-visas pour l'Australie (valables 3 mois à compter de la date de demande, déjà obtenus en ligne en octobre), billets d'avion de sortie du territoire pour la New Zealand (vol Auckland-Nouméa, déjà réservé), et ESTAs pour les USA (valables 3 mois à compter de la date d'entrée, déjà obtenus en ligne en octobre)
  • permis de conduire internationaux : peut-être les plus difficiles à obtenir (demande en ligne, courrier recommandé, et 3 mois d'attente !), mais ça y est, nous les avons reçus la semaine dernière...
  • lettres aux banques (pour 'ouverture' aux distributeurs de certains pays, comme les USA par exemple...), aux assurances (VISA et GMF), et à la Police Municipale (pour inclure la maison dans leurs rondes régulières) ; à noter que, convaincus par la pub, nous avons ouvert un compte chez Boursorama (Sté Générale) dans le seul but d'obtenir une carte Visa dite 'Ultim' qui permet de payer et de retirer des espèces "dans le monde entier sans commission"...
  • courrier postal : la gentille Marie-Claude ayant à nouveau accepté de 'faire la secrétaire', tout notre courrier lui sera adressé (du 28/11/19 au 25/01/20), elle ouvrira tout, et nous préviendra en cas de réelle urgence.

SANTE

Contrairement aux autres voyages, nous ne prendrons aucune protection anti-paludéenne ('seuls' les 4 jours à Delhi sont à risque, et sans doute aussi les 5 à Tahiti...), mais nous nous sommes fait vacciner contre la grippe, et nous partons avec nos médicaments 'habituels' (statines et cortisone pour B, cachets anti-mal de mer pour S)...

BAGAGES

Comme les autres fois nous partons avec nos sacs-à-dos à roulettes (3kg de sac + 7 kg d'effets personnels), mais, contrairement aux autres voyages qui se déroulaient entièrement dans la zone intertropicale, nous sommes un peu inquiets pour nos 10 jours aux USA en pleine rigueur hivernale... M'enfin, nous comptons sur nos amis pour nous attendre aux aéroports avec manteaux et écharpes !

 

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01 décembre 2019

Et nous voilà partis !

Cette fois encore, ce sont Françoise et Jean-Pierre qui nous ont accompagnés à l'aéroport. Décollage 14h, mais nous y étions bien avant l'heure. Et, grande première, nous avons pu 'flasher' nos cartes d'embarquement, reçues hier en ligne, en lieu et place des habituelles feuilles imprimées !
Dans le petit avion Hop! qui nous emmène à Paris en 1h05', petite revue des oublis :
- tiens, je croyais avoir accès aux cartes hors connexion ? ben non ! donc il nous faudra télécharger notre parcours au premier wi-fi qui se présente...
- ah, zut, je n'ai pas encore créé d'adresse pour envoyer directement articles et photos sur le nouveau blog... bon, ben je ferai ça tout à l'heure chez Mélanie...
- et re-zut, j'ai oublié mon bonnet, pas de bain mais de plein hiver pour quand on arrivera dans l'Oregon...
- ...
Justement, nous voilà arrivés, et voici Mélanie et Benjamin venus nous chercher à Orly, pour une fin de dimanche en famille avant le grand saut de demain vers Dubaï et ses folies...
A demain !
PS : précision peut-être inutile pour les habitués, nous voyageons 'léger", soit un sac à dos chacun (3kg + 7kg d'effets personnels) en bagage cabine

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02 décembre 2019

2 décembre : Paris - Dubaï (5 300 km en avion)

Et quel avion ! Un Airbus 380* s'il vous plait, et de Emirates bien sur, avec tout le confort et les derniers gadgets (wifi en vol grâce aux satellites, gratuit bien sur). Pas tout à fait plein, ce qui, à notre époque où les coefficients de remplissage frôlent toujours les 100%, est à la fois très rare et bien agréable...

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Réveillés assez tôt, nous avons l'occasion de tester notre résistance au froid (0°) grâce à la technique du multi-couches (pratiquement tous nos habits d'été sur le dos), mais pas pour très longtemps car voici la voiture réservée il y a quelques jours auprès de l'ancêtre d'Uber, Skippy, établi au Chesnay depuis 10 bonnes années, et toujours aussi ponctuel (départ 6h30) et efficace (arrivée Roissy 7h20 !). 3h plus tard, après un café-croiss McDo (seul ouvert à cette heure matinale), et avoir montré au moins 8 fois passeports et cartes d'embarquement (toujours sur le téléphone bien sûr !), nous voici on air et prêts à avaler un déjeuner qui s'annonce assez sympa.

Ainsi nous voici dans un des fleurons de la technologie française voguant vers un des fleurons de la civilisation britannique. Situation symbolique très contrastée de nos influences mondiales respectives : comme beaucoup de nos 'records ou 'premières' mondiaux (Concorde, Minitel,...) l'A380 est arrivé assez vite au terme de son expérience puisque, après des ventes très en deçà des espérances, il va cesser d'être fabriqué très bientôt**... ; alors que les Émirats Arabes Unis, et Dubaï en particulier sont en plein essor mondial - un peu aidés par le pétrole, il est vrai... -, après une 'colonisation' (1822) et surtout une décolonisation (1970) modèles, fondées sur le respect des élites et des traditions locales et le triomphe du trade, not aid... Deux symboles se croisant, l'un vers son déclin, l'autre vers son triomphe !

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 A demain

* de 500 à 800 passagers possibles

** décision prise en 2017 après n'avoir vendu que 250 appareils sur les 13000 projetés

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05 décembre 2019

3 décembre : Dubaï

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Eh ben le moins qu'on puisse dire c'est que Dubaï est très étendu : une conurbation de 40km le long du Golfe Persique, qui nous a vus user nos semelles et, heureusement, abuser du métro tout au long de la journée.
Mais commençons la visite par le commencement, c'est à dire hier soir. En effet, à peine arrivés à notre hôtel, le City Max Bur Dubaï, nous voici marchant dans la nuit tiède (22°), le long de grandes avenues bordées d'arbres et d'immeubles, à la recherche d'un estaminet susceptible de nous sustanter quelque peu... et que nous trouvons bientôt dans un des innombrables malls de la ville, sous la forme d'un délicieux veg tali auprès d'un petit étal indien et pour pas cher du tout (4€). Et puis il est déjà 23h, soit 20h France, et nous rentrons pour ne pas nous lever trop tard demain. Mais ce premier coup d'oeil nous a permis de découvrir que :
- la population est extrêmement diversifiée, avec surtout énormément d'indiens en tous genres (surtout du sud, souvent familles complètes) et en particulier dans notre hôtel où s'interpeller d'un bout à l'autre du couloir est une activité favorite à tout moment de la journée... et de la nuit (Nico, le syndrome 'Senores, silencio por favor !' n'a pas tardé à frapper...)
- les bagnoles roulent beaucoup trop vite, littéralement à tombeau ouvert puisque les Émirats sont quasi vice-champions du monde du taux de mortalité routière, loin derrière le Mozambique mais tout de même...
Et donc, ce matin, après un énorme breakfast mi-british mi-indien, la vraie visite commence, avec :
- métro jusqu'au Financial Center, à une dizaine de stations ; il n'y a que deux lignes, rouge et verte, mais la rouge est entièrement aérienne au-dessus de larges avenues, en fait sur des viaducs où roulent des rames aux allures de TGV ;
- le Financial Center n'a rien à envier à un downtown étatsunien, en fait ce serait plutôt l'inverse puisque, en son centre, se dresse maintenant Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde (828 m de haut, presque 3 fois notre bonne vieille Tour Eiffel !), mais qui va être bientôt dépassée par un projet Saudi au port de La Mecque (Djedda, 1000 m), et surtout un contre-projet à Dubaï même mais quasi double (1600 m) ! J'avais bien raison de vouloir montrer à Sue la folie des hommes à son quasi paroxysme (j'y étais moi-même passé en 2000), avec non seulement ces constructions qui défient l'entendement, mais aussi, dans un endroit où la température dépasse 50° l'été sans jamais descendre sous 20° : une patinoire, une piste de ski avec de la vraie neige, des stades climatisés en plein air et, dernière folie, un élevage de saumons en aquaculture glacée... Pour revenir à Burj Khalifa, l'accés aux différents points de vue étant hors de prix (entre 50 et 150€ chacun), nous avons bien essayé de nous faire passer pour des résidents de l'hôtel Armani installé dans les 40 premiers étages, mais en vain... et nous nous sommes donc contentés de la contempler de l'extérieur, d'en faire le tour même mais à distance respectable le long de canaux/cascades d'un vert émeraude du plus bel effet, en partie avec une dame espagnole vivant à Dubaï depuis 5 ans qui avait interrompu son jogging pour nous, et nous a cornaqués 'de pied de maître' sans jamais s'interrompre une fois dans ses impressions de résidente étrangère au pays des mille et une folies...
- re-métro + tramway jusqu'à Dubaï Marina, ce quartier en forme de gigantesque palme entièrement construit sur les eaux du Golfe Persique (de fait surtout Arabe) dans lequel on circule sur monorail aérien... et où nous nous paierons un café-croiss dans un mall en regardant autour de nous vivre la population, principalement des familles entières, avec, en remorque, la ou les nounou/s philippine/s de rigueur pour s'occuper des enfants... C'est que nous sommes tombés sur la semaine de vacances généreusement accordée à son peuple par l'émir Cheikh Mohamed pour fêter dignement le 48ème anniversaire de l'indépendance des Émirats (1971, tiens juste comme notre rencontre à nous...) ; ah ! la belle allure hautaine de ces hommes en kefieh voilé ou enturbannés, arpentant du pas lent et nonchalant des puissants le sol carrelé de marbre des centres commerciaux... Ah ! la fascinante variété des tenues féminines, allant de la burka la plus sinistre aux accessoires du plus grand luxe sur fond de blonde chevelure et d'escarpins aussi hauts que la Burj Khalifa...
- re-tramway + métro pour revenir complètement à notre point de départ de ce matin, et même plus loin, non sans avoir admiré au passage les longs alignements de quartiers d'habitation, flanqués de temps en temps de regroupements de hautes tours de bureaux, avec en décor pratiquement permanent la longue et belle silhouette de la grande voile de béton Al Arab (qui était la principale attraction lors de mon 1er passage) ; changement pour la ligne verte, elle plutôt souterraine, qui passe sous un petit bras de mer aménagé façon canal et débouche à Deira, la vieille ville, où la traversée de quelques souks (textiles, plantes, or,...) permet de se reposer un peu de la rectitude géométrique des sempiternelles tours... Le plus sympa est la double traversée du bras de mer, ancien port originel, sur de petites barques de 20 places, les abras, qui se pressent et se bousculent au soleil couchant, joli spectacle exotique pour 1 aed (25 centimes) la traversée de 5 minutes...
- un peu fatigués par 9h de visites et découvertes non-stop, nous atterrissons finalement à notre 'restau' d'hier soir où nous prenons exactement la même chose, avant de rentrer à l'hôtel où nous nous endormons juste après 21h.
A demain

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4 décembre : Dubaï-Delhi (2200km en avion)

Ce matin, grasse matinée jusque vers 8h, avant d'ingurgiter un second 'petit-dej' pantagruélique, en prévision d'une journée sans nourriture jusqu'à l'arrivée chez nos amis Dessallien !

Taxi jusqu'à l'aéroport de Sharjah, un des sept Émirats Unis, une 40aine de kilomètres à  travers une forêt quasi ininterrompue d'immeubles de logement, tous entre 4 et 10 étages, tous dans la gamme blanc-beige et tous sans la moindre touche de vert c'est-à-dire de vie... C'est qu'il faut bien loger la dizaine de millions d'habitants de la Fédération (dont 3 pour le seul Dubaï) dans une bande d'une dizaine de km de large entre Golfe et désert.

Notre chauffeur de taxi est pakistanais. Il est ici depuis 6 mois et s'est déjà débrouillé pour décrocher le permis puis un emploi de chauffeur dans une compagnie de taxis, avec uniforme. Il conduit comme tout le monde ici : vite et... virevoltant !

Sharjah Airport est la taille nettement au-dessous de celui de Dubaï, genre Tarbes ou à peine plus grand. Mais grouillant de travailleurs émigrés rentrant au pays, l'Inde, pour un congé périodique grâce à Air Arabia, le 'bas coût' d'Etihad Airways (mais qui vient quand même d'acheter à Airbus...120 A320 !). Ambiance très différente de celle de Roissy ou Dubaï... Et nous voici maintenant à bord, confortablement assis pour un petit saut-de-puce de moins de 3 heures par-dessus l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan...

Le chef steward est nigérian. Il a débarqué ici, il y a quelques années, sans rien. Il a postulé 4 fois de suite auprès d'Arabian Air, et a fini par être pris. Depuis, il économise pour acheter une maison au Canada ou aux USA, et fonder une famille.

Mais nous voilà déjà descendant sur Delhi, dans une espèce de brouillard gris-jaune-rose peu accueillant... Et après quelques formalités d'immigration redondantes, nous retrouvons Christian à l'accueil de l'aéroport. 3/4 d'heure de taxi plus tard, dans une circulation à  l'indienne, faite de louvoiements, de forçages de passage et de coups de klaxon au hasard, nous arrivons dans cet îlot de verdure et de calme où vivent Christian et Renata.

Retrouvailles, installation (ils nous ont attribué "l'appartement au dessus" !),  dîner avec Renata (retour de Mumbai, elle a entrepris un tour des 28 états indiens au rythme de 1 par mois), coucher avant minuit (22h pour nous).

A demain


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Dubai Portraits

The Indian honeymoon couple

Tucking in to iddli and daal at the next table for breakfast was a quiet young man and his shy new wife, recognizable by her intricately hennaed hands and bright wide bracelets on each forearm.

There are hundreds of thousands of workers in Dubai from the Indian subcontinent, doing everything from sweeping roads to directing companies. It's a long tradition dating back to the British era, but which has really taken off since the discovery of oil (1970). Air Arabia, the local Ryanair, ferries them back and forth.

Long the playground of the rich, nowadays Dubai also attracts middle class couples and families flying in from India to enjoy the water parks, the gigantic malls and their attractions (sharks, ice skating, snow ski slope etc). The perfect honeymoon location !

The expat wife

At the base of 1km high Burj-Khalifa building, a lone lady was jogging alongside the swimming-pool blue artificial river, kept sparkling by immigrant workers up to their chests in special suits, rubbing any slight stains off the bottom with their feet.

In answer to our request for directions, she accompanied us through the luxury labyrinth, chatting nonstop in her native Spanish. In her late 50s, and not working, she’s been here five years. She seemed delighted by the diversion, but rapidly arrived at the known limit of her golden area, and left us to our own devices.

The hotel manager

Never ones to miss an opportunity, we were led to the hotel manager to request compensation for the faulty kettle in our room. The young black lady listened politely and then offered us a tiny discount voucher for the exorbitant hotel bar. Bernard spotted her French name. As soon as she switched languages, we did too when we recognised the lilt...  Mwaramukeho !  we greeted her in Kinyarwandan ! After (almost) falling into each others' arms, she explained.

She's been here 9 months, with French and English schooling plus hotel training, and intends to climb up the  ladder as soon as possible from the mid budget place where we were.

Urabeho, Josiane !

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07 décembre 2019

5 décembre : Delhi (1)

Delhi 05dec (15)   

Commençons tout d'abord par une grande pensée sympathisante (au sens de 'souffrir avec'...) pour tous nos familles et amis vivant en France et étant donc touchés d'une façon ou d'une autre par la grève. Courage pour la suite...

La deuxième chose, certes moins importante, est l'absence de photos dans ce blog. Absence temporaire sans doute, mais absence tout de même. Le problème est de trouver un vrai ordi pendant suffisamment de temps (une demi-journée ?) pour les transférer du téléphone jusque dans le blog, à leur bonne orientation, à leur bonne taille, et à leur bonne place... Peut-être sur la côte australienne, où, avons-nous vu ce soir au journal tv indien, les feux de brousse semblent maintenant être devenus incontrôlables...

En attendant, voici quelques impressions de notre 1ère journée à Delhi.

Entre 25 et 30 millions d'habitants (plus que toute la population australienne) vivent ici dans un enchevêtrement difficile à concevoi, une coexistence de vieux quartiers aux cohues indescriptibles et de beaux espaces au calme luxueux, de bidonvilles sordides et de 'colonies' privilégiées. Coexistence qui, contrairement à celle d'autres grandes métropole, n'est pas du type centre- banlieues bien délimités mais de la juxtaposition permanente, instantanée et sans transitions de zébus stoïques et de fusées lunaires.

L'amie Renata (Représentante Résidente des Nations-Unies en Inde depuis 6 mois) ayant gentiment pris des congés, nous partons tous les quatre en métro (pas toujours ensemble car il existe ici un wagon réservé aux femmes dans chaque train) jusqu'à Old Delhi, où nous pénétrons par Chandni Chowk, artère grouillante aux mille échoppes et métiers, et à l'encombrement maximum. Après quelques 2 heures de progression hoqueteuse et toujours improbable, nous parvenonsà Jemaa Masjid, la grande mosquée construite au 17ème siècle par le célèbre empereur Moghol Shah Jahan (sorte de brouillon rouge et blanc du futur Taj Mahal qu'il fera construire un peu plus tard pour sa bien-aimée Nur Jahan) où nous flânons tranquillement dans l'immense cour intérieure parmi les quelques fidèles présents à cette heure du jour.

Un peu plus tard dans le labyrinthe de Chandni Chowk, nous déjeunons dans une improbable sorte de palais urbain joliment restauré, pas sans rapport avec un riyad marocain, d'une excellente nourriture recherchée et inventive. Retour ensuite à pied via Khan Market, aussi différent de Chandni Chowk que St Germain peut l'être de la Porte des Lilas... Grand quadrilatère fait d'une juxtaposition de petites boutiques (il n'y a pas de supermarchés à Delhi), à la clientèle plutôt eduquée et fortunée, ce centre commercial est très bien achalandé et très pratique pour nos amis.

Et puis, un peu saoulés de bruit et de foule, nous rentrons chez eux, toujours à pied, dans la 'colony' des Golf Links, pour un dîner et une soirée bien sympas, essentiellement consacrés à l'échange de nos impressions sur cette immersion totale et soudaine dans le chaudron de 'l'indianité'. Un dernier petit mot tout de même sur l'islam en Inde qui compte aujourd'hui pratiquement autant de musulmans que le Pakistan ! Avec 1 à 2% d'une population de 1 300 millions d'habitants l'Inde est maintenant le 3ème pays musulman du monde après l'Indonésie et le Pakistan. Cette 'anomalie', après la sanglante partition de 1947, pose de plus en plus de problèmes, non seulement dans la vie de tous les jours mais au plus haut niveau politique où l'on entend monter lentement l'idée d'une 'mise à l'index', voire à l'écart ? ...

A demain

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6 décembre : Delhi (2)

Delhi 06dec (9)   

Aujourd'hui deuxieme jour de 'plongée', avec toujours la même atmosphère de brume plus ou moins blanchâtre... mais pratiquement personne avec masque (sauf Renata de temps en temps) : direction Humayun's Tumb, encore un vestige Moghol, donc musulman.
La discrète tombe et le splendide et harmonieux mausolée du fils du créateur de l'empire moghol (Babur) se situent dans un énorme parc aux belles frondaisons et grandes alliées calmes et majestueuses. Une parenthèse dans l'environnement de bazars, tout aussi anarchiques que ceux d'hier, que nous avons dû traverser au sortir du métro.
Si ce monument et le parc qui l'entoure sont si bien restaurés et tenus c'est grâce à la 'Fondation Aga Khan', comme rappelé par de nombreux panneaux. Les Ismaéliens, toute petite branche de l'Islam, chiite à ses débuts mais plutôt sunnite aujourd'hui, et qui reconnaissent l'Aga Khan comme chef spirituel, ont en effet la réputation de faire partie des classes les plus favorisés, en Inde comme ailleurs dans le monde (dont la Grande- Bretagne, avec comme exemple la belle mais discrète mosquée en haut de notre rue à Croydon).
En sortant nous nous entassons dans un Uber commandé par téléphone, et étonnamment peu cher (100 roupies ou 1,2 euro la course !), pour aller déjeuner dans un petit restau de chaîne japonaise (Guppy) à l'excellent rapport qualité-prix. Et puis nous rentrons à pied, en traversant au passage un grand 'centre culturel' ultra moderne, où nous tombons sur une expo d'une artiste française, plutôt plaisante, avec deux ou trois noirs dignes de Soulage ("mais bien avant de le connaître", m'a-t-elle affirmé).
A demain

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